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Pour une réelle transformation d’un nouveau leadership politique Nande

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Notre rédaction a reçu une réflexion d’un intellectuel Nande. Dieder Makele plaide pour une réelle transformation du leadership Nande. Né en France, le 22 Janvier 1969 à Ussel dans la première ville électorale de Jacques CHIRAC. Il débute ses études primaires à l’école primaire d’Ussel en France dans la région de la CORREZE. Entre 1974 et 1981, il poursuit ses études à l’école primaire de l’UNAZA à Kisangani. Didier Makelele  fait ses études secondaires à l’institut de Kisangani, d’où il décrochera son diplôme d’Etat en 1989 en Sciences Commerciales et administratives.
Didier Makelele Kasereka entre à l’université de Kisangani en 1990 et s’inscrit à la faculté des Sciences Sociales Politiques et Administratives, dans le département de Sciences Politiques et Administratives, d’où il obtient en 1999 son diplôme de Licence en Sciences Politiques et Administratives.
La carrière politique de Didier Makelele est abondante, il la commence au RDC/K-ML de Mbusa Nyamwisi comme cadre politico – militaire et se fait nommé plusieurs fois conseiller dans différents cabinets ministériels pendant la rébellion de 1999 à 2003. Il est Directeur de cabinet au commissariat de la santé à Beni dans le RDC/K-ML.
En 2003, lors de la réunification du pays, Didier Makelele est nommé secrétaire administratif au cabinet du Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire à Kinshasa jusqu’aux élections de 2006.
En 2007, Didier Makelele est nommé au poste d’intendant General par le Gouverneur de la Province du Nord – Kivu. Il sera par la suite rappelé par son ami Joseph Bangakya Vice- Gouverneur de la province Orientale au poste de conseiller chargé d’études jusqu'à 2010.
 Didier Makelele est actuellement assistant à l’Institut Supérieur Pédagogique de Kirumba et de l’Université Officiel du Rwenzori dans le Territoire de Lubero et candidat de l’opposition à la députation Nationale dans la circonscription de Lubero dans la Province du Nord – Kivu.
Lisez attentivement cette reflexion.
                                           

    La présentation du tableau sombre de la situation socio – politique que traverse le Nord – Kivu d’aujourd’hui, nous pousse à  poser certaines questions fondamentales flouant notre entendement.
    Selon l’histoire, les analyses et réflexions faites par des spécialistes des sciences sociales qui indiquent que les événements politiques qui sévissent dans la province du Nord – Kivu demandent un postulat amenant  aux questions de savoir :
Comment l’évolution politique du peuple Nande ne suit pas l’évolution économique, alors que l’une ne peut exister sans l’autre ?
 Pourquoi le peuple Nande très dynamique sur le plan économique et numériquement supérieur par rapport aux autres ethnies et tribus du Nord – Kivu, n’arrive pas à maitriser la dynamique politique nationale ?
    Le manque d’une cohésion entre les Leaders politiques Nande, la volonté de ceux – ci d’évoluer en solo contre les aspirations de leur population, est le fait d’une conséquence culturelle, ou d’une mentalité hériter des ainés politiques ?
    Voila des questions que nous estimons fondamentales, qui doit faire nécessairement l’objet d’une recherche fouillée et approfondie des chercheurs en Sciences Politiques, et des Sciences Sociales, afin d’y apporter des résultats concrets qui pourrons éclairer la lanterne des  scientifiques.
    Certes, lorsqu’on interroge l’histoire sur l’évolution des Nande dans les institutions de la République Démocratique du Congo depuis 1960, nous remarquons qu’il y a un paradoxe entre le poids démographique de ce peuple et la participation, ainsi que leur responsabilité  dans les institutions du pays.
    Selon l’Institut National des Statistiques(I.N.S), les populations du Nord – Kivu s’estimaient en 2001 comme suite :
-    Nandes                      3.250.000
-    Hundes                      1.320.000
-    Nyangas                       960.000
-    Hutus                           675.000
-    Tutsis                           175.000
            Déjà à l’époque, lors de la Table ronde de Bruxelles en 1959, aucun Nande était représenté à ce pourparler politique pour des raisons inavouées, alors que numériquement nombreux par rapport aux autres ethnies de la province. Par contre, nous remarquerons la presence d’un Muhunde et d’un Munyanga qui ont assistés à ces assisses (Kashamura…).
    Par la suite, selon l’ouvrage Congo 60 du professeur Benoit VERAGHEN, en 1960, lors de la constitution de l’Assemblée Nationale, sur les 167 députés, il n’avait que 7 Nande qui siégeaient et aucun Ministre Nande dans le Gouvernement de LUMUMBA.
    Remarquons par contre que le 2e  rapporteur du Bureau de l’Assemblée Nationale de l’époque était occupé par un Nande à la personne de Monsieur KAMBALE KISATO, qui deviendra plus tard  Vice- Ministre dans le Gouvernement de Moise Tshombe.
    Par ailleurs, pendant la deuxième République, depuis 1965 jusqu’ à 1980, aucun Nande n’a été nommé au poste de Ministre pour des raisons des conflits qui sévissaient entre les Nandes eux – mêmes, et les autres ethnies de la Provinces (Bashi, Nyanga, Hunde, Tutsi, Banabwisha etc.), les uns barraient la route aux autres et vis versa. Aussi, les discordances entre les Leaders politiques Nande ne leur permettaient pas une cohésion harmonieuse pour discuter des vrais problèmes qui les concernaient.
    Plus tard, entre 1980 et 1990, remarquant le dynamisme et l’enthousiasme que faisait preuve le peuple Nande sur le plan économique, et sentant son poids démographique, le Président Mobutu prit l’initiative de nommé quelques Leaders dans les institutions du pays. C’est dans ce contexte que fut nommé à certains postes : Denis Paluku, Nyamwisi Muvingi, Kiro Kimate, Kakule Mbahingana, Kasereka Kasaï Grégoire Katende ect.
    Malheureusement, pour des raisons d’intérêts personnels, ces Leaders Nande n’ont pas su fédérés ensembles et de créer un noyau d’une cohésion politique harmonieux afin de défendre, les intérêts commun de leur communauté, et cette situation perdure jusqu’aujourd’hui.
    Cependant à issue des élections de 2006, le premier Gouvernement de Gizenga retiendra 4 Ministres Nande : Mbusa Nyamwisi, Banamuhere, Kakule Mbahingana, et Nelson  Paluku comme Vice Ministre. Nous pensons que cela est le fait d’une prise en compte du poids démographique et une large contribution de ce peuple à l’élection de Joseph Kabila à la Présidence de la République. Sur les 500 sièges à l’Assemblée Nationale, les Nande représentent 27 députés et aucun membre dans le bureau, alors que c’est la deuxième force ethnique après les Baluba dans l’Assemblée Nationale.
    Cependant tout au long de la législature, les Leaders politiques Nande ces sont illustrés dans des conflits internes de positionnement pour des raisons d’intérêts personnels. Ces situations ont débouchées à une fragilisation politique de ces derniers. Deux mois avant la fin de la législature, de quatre Ministres, les Nande ces sont retrouvés avec deux Ministres (Kambere Matimbia et Jeannette Mapera). Certes, les concertations et les jeux du couloir  entre les Leaders politiques pour les intérêts de la communauté étaient jusque là inexistants.

    Des dislocations, ainsi que des désunions se sont faites au grand jour, faisant fi aux aspirations de leur communauté et balayant du revers de la main les conséquences qui peuvent en découlées. A titre illustratif, nous  citerons le cas de Mbusa Nyamwisi Ministre de la Décentralisation et Jean Louis Kyaviro député National qui se sont séparés pour des raisons jusque là inavouées, alors que les deux personnalités sont du même territoire de Beni et du même parti politique le RDC/K-ML.
    Un autre cas de figure, est celui du Sénateur Tshipasa Président de la DCF/Cofedec et le député National Pierre Pay pay qui vient de créer avec ses amis l’UDCEF, ces sont séparés s’entraccusant de dictateur et d’orgueilleux politique.
    Un autre exemple plus ressent, c’est la contradiction du a un positionnement politique entre Julien Paluku Gouverneur de Province, et Mbusa Nyamwisi Ministre de la décentralisation, et responsable du parti, le Premier se déclare soutenir le chef de l’Etat de la Majorité Présidentielle, alors sont parti le RDC/K-ML vient de basculer dans l’opposition.
    Cet état de chose prouve à suffisance qu’il y a dans le chef des Leaders Nande un esprit de gourmandise qui ne dit pas son nom. Ceux – ci ne travail que pour leur propre compte en défendant leurs  intérêts individuels au détriment de la vision de la grande masse Nande.
 Deux Leaders de même Parti, mais dont leurs visions politiques sont différentes sur le plan idéologique. Cela entraine à coup sur,  des conséquences néfastes : l’effacement des certains Leaders, et ceux qui pourront faire perdre à la communauté Nande le Gouvernorat après les élections de 2011, quel que soit son poids démographique et économique, à cause du manque de volonté politique, de la défense effrénée des intérêts privés et d’une absence totale d’une cohésion commune des leaders Nande.
    C’est ainsi qu’aujourd’hui ou jamais, le peuple Nande doit prendre conscience de cet état de chose, de profiter de l’opportunité des élections de 2011 en votant utile et de se débarrasser définitivement de la crème politique Nande qui ne regarde pas dans la même direction  de son peuple, pour son épanouissement et son développement harmonieux sur tous le plan afin de sauver la situation politique.
Ainsi, pour Didier Makelele Kasereka, accéder au pouvoir d’Etat afin de l’exercer pour le bien être de tous, doit être pour le Leader Nande un devoir qui l’anime à faire avancer les choses dans le bon sens, dans l’amour du prochain et de son pays, de mener la province du Nord – Kivu  vers un développement et une prospérité  intégral, car les hommes passent, mais les institutions restent.

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Date de dernière mise à jour : 05/10/2011

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